Messages: 18 Date d'inscription: 12/11/2011
 | Sujet: Noah ♦ Malgré mon nom, jamais je ne connaîtrai le repos. Sam 12 Nov - 18:53 | |
| Parce que je n'aurai jamais de fin, mon règne sera éternel. Feat Mathias Lauridsen |
♠ Noah, Caleb, Isaac Richardson |
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๑ Date de Naissance : 25/11/1988
๑ Lieu de Naissance : Bath
๑ Groupe : Autres
๑ Camp : Neutre
๑ Capacité(s) Spéciale(s) : Immortel
๑ Sentimentalement réservé : [X ]Oui ; Non [ ]
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Grand, élégant et avec un sourire craquant. Globalement, c’est ainsi que l’on me décrit. Il faut dire que c’est ce qui frappe le plus ceux qui croisent mon chemin. Je suis vraiment craquant. J’ai des yeux en amande et des prunelles vertes. Une bouche joliment dessinée. Une peau qui se bronze facilement mais ne crache pas sur la pâleur. Mes cheveux sont fins et d’une jolie couleur châtaigne qui varie en fonction de la luminosité. Ma silhouette est plutôt bien proportionnée pour ne pas dire carrément bien foutue et je m’habille avec goût grâce aux vendeurs spécialisés des magasins que je fréquente. En somme, je peux dire que mes parents n’ont pas été mal avisés de me concevoir et que j’irais vraiment très bien avec Anastasia Wenstone, nos beautés respectives réhaussant l’autre.
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Je suis quelqu’un de frivole. Je n’accorde aucun intérêt à ce qui m’entoure ni même véritablement à moi. Il n’y a qu’une seule personne au Monde qui pourrait dire qu’elle a mon attention, c’est Anastasia Wenstone, mais elle s’en fiche donc passons outre. Je suis ainsi frivole mais c’est à cause de mon immortalité. Comment voulez-vous vous intéresser à quelque chose alors que vous êtes éternel ? Le monde semble vivre sur une trame temporelle différente. Chaque heure vous paraît n’être rien du tout pour vous qui n’aurez pas de fins. Gardant cela en tête, vous conviendrez que mes tendances à l’expérimentation sont plutôt légitimes et que mes penchants pour le suicide n’en sont pas vraiment. Outre cela, je suis quelqu’un de plutôt sympathique. Ma vie sociale est plutôt bien remplie, mes relations avec mes parents sont assez cordiales et je n’ai jamais eu d’ennemis ou quelqu’un qui me voulait du mal. Et puis, même si j’en avais eu, ça n’aurait pas eu grande importance : il aurait suffit que je me suicide devant cette âme malfaisante et me réveille indemne pour le rendre fou. On peut donc dire que j’ai du cran et une certaine inhumanité aussi. Ma morale n’est peut-être pas très conventionnelle, si on veut synthétiser. Je ne vis que pour mes plaisirs, mes envies mais je respecte les conseils qui me sont donnés, la plupart du temps, parce qu’ils sont rares et se manifestent uniquement à des moments qui les requièrent. Sinon, j’ai quand même assez d’humour pour être partant pour la plupart des choses stupides que l’on me propose et il est rare que l’on s’ennuie en ma compagnie. Objectivement, je suis donc quelqu’un de très sympathique. Je vous l’avais bien dit.
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Je m’appelle Noah Richardson. Je suis né le vingt-cinq novembre mille neuf cent quatre-vingts huit à Bath, en Angleterre. Je suis issu d’une famille riche. Très riche. J’ai donc beaucoup de chance. J’ai étudié dans les meilleurs pensionnats suisses, j’ai toujours eu ce que je voulais et je ne parle qu’anglais parce que c’est la langue qui domine le monde. J’ai un frère plus âgé que moi d’une dizaine d’années. C’est la fierté de mes parents. Il s’appelle Nathan. Il voyage constamment. Il a fait autant de fois le tour du monde que moi j’ai ressuscité. Parce que oui, je suis capable de cela. Enfin, presque. Il est vrai que parler de résurrection alors que l’on n’est pas vraiment mort est un petit peu déplacé.
Si vous ne me suivez plus, là, c’est normal. L’immortalité n’est pas le genre de don que l’on trouve à chaque coin de rue. On peut même dire que c’est exactement le genre de choses qui n’est pas censée exister. Mais je la possède. Pourquoi ? Je n’en ai pas la moindre idée. Sûrement est-ce une erreur chromosomique qui fait que mes cellules se régénèrent d’elles-mêmes et très vite. Quoiqu’il en soit, je suis plus qu’heureux d’avoir cette faculté. Ce n’est toutefois pas pour cela que je m’en vante dès que j’en ai l’occasion. Quasiment personne ne sait que je suis immortel. Seuls les témoins de mes différences morts, ou de ce qui aurait du être mes différentes morts, sont au courant, à vrai dire. Et mon argent me permet de leur faire garder le silence.
Mais reprenons depuis le début. Je suis mort pour la première fois à mes huit ans. Je faisais de la plongée sous-marine quelque part aux Bahamas et je me suis noyé. Durant environ deux heures, mon corps est mort. Puis il s’est remis progressivement en marche, comme un système qui passe l’état de veille à l’état actif. Ma mère m’a avoué qu’elle a cru mourir de joie, ce jour-là. Notre accompagnateur aussi. Il faut dire que la prison à vie ne le tentait pas tant que ça. Mes parents et cet homme que nous n’avons plus jamais revu par la suite furent donc les premiers témoins de mon talent puisque lorsque l’hélicoptère, supposé emmener ma dépouille à l’hôpital, arriva, j’étais déjà réveillé. Ma convalescence durant une semaine, tout au plus. Et on oublia l’accident que l’on ne pouvait expliquer.
Ma seconde mort survint quelques mois plus tard, peu avant mes neuf ans. Nous étions, cette fois-là, chez nous, à Bath, et j’eus soudain le désir d’attraper un énorme ouvrage dans la bibliothèque de mon père. Pour ce faire, au lieu de demander de l’aide à mes parents ou à un de nos domestiques, j’entassai plusieurs choses les unes sur les autres et grimpai dessus. Ce qui devait arriver arriva. Je tombai et me brisai la nuque. Ce fut mon père qui, ameuté par le bruit que ma chute avait provoqué, me trouva. Désarticulé comme un pantin. Il eut la présence d’esprit de ne pas se laisser aller à un cri d’effroi, l’accident des Bahamas encore bien présent dans sa tête et me porta simplement sur le sofa qui ornait un coin de la pièce. On a souvent reparlé de ce jour-là et du risque qu’il avait pris en faisant cela : si je ne m’étais pas réveillé, il aurait pu être accusé de meurtre. Néanmoins, je m’étais réveillé. Cette fois, cela prit presque la nuit et tenir ma mère à distance lui fut une difficile. Je ne sus jamais concrètement comment il y parvint mais ne le regrette pas non plus.
Je connus le sommeil éternel pour la troisième fois à mes douze ans. Comme tout enfant des classes supérieures, je pratiquai plusieurs sports à un rythme plutôt soutenu dont l’équitation. Il va s’en dire qu’après l’évènement que je vais vous relater, on proscrit le cheval de mes occupations. Avec ma mère, nous faisions donc une balade dans le domaine associé à notre maison de campagne comme nous avions l’habitude de le faire quand un serpent eut la mauvaise idée de venir saluer mon cheval. Ce dernier, peureux comme il n’était pas permis de l’être, rua aussitôt et pas assez bon cavalier pour l’avoir prévu, je glissai de ma selle pour atterrir sur l’herbe. Un peu sonné, je me relevai cependant et ce furent les sabots de ma monture qui m’accueillirent, me fracturant le nez qui remonta à l’intérieur de ma tête et me tua sur le coup. Je pense que les cris que poussa ma mère en voyant cela durent s’entendre dans tout le Royaume-Uni. Elle téléphona aussitôt à mon père qui arriva au volant du tout-terrain que nous avions à l’époque et réussit à la calmer tant bien que mal. Je finis sur la banquette arrière tandis que ma mère pleurait tout son soûl sur le siège passager, convaincue que jamais je ne me réveillerais, et que mon père nous reconduisait chez nous en bénissant les vitres teintées qui protégeaient mon corps des regards. Ma résurrection prit trois jours, les tissus cérébraux étant plus délicats à reconstruire. Mais je revins une fois encore d’entre les morts.
La quatrième fois que je mourus, j’y étais plus ou moins préparé. A vrai dire, je trouvais étrange de ne pas me souvenir de certaines périodes de ma vie, associées à mes trois précédentes morts, et des regards étranges que me lançaient mes parents dès qu’un décès était annoncé. A cette époque, je lisais beaucoup de romans de science-fiction avec des héros ou des créatures immortels parce que déjà morts et même si je sentais les battements de mon cœur ainsi que le rythme de ma respiration, je ne pouvais m’ôter de la tête que j’étais moi aussi éternel. Par chance, ce fut le cas mais je n’ose imaginer le drame que ça aurait été si j’avais été un garçon comme les autres. Mort à treize ans du fait d’un suicide implacablement réussi. Et pourtant involontaire, dans le fond. Bref, cette fois-ci, je me pendis. J’avais choisi cette méthode parce que je la savais plutôt efficace et l’exécutai avec la froideur de l’inconscient. Ce fut Sultana, l’une de nos domestiques, qui me trouva oscillant au bout de la corde de chanvre que j’avais subtilisée dans l’établi. Comme pour la noyade, je ne mis que deux heures à me remettre de cet évènement. Et environ trente secondes à saisir ce que mon réveil impliquait. Mes parents durent ensuite me raconter mes trois premières morts et finirent pas oser me poser les questions qui les démangeaient dès qu’ils avaient compris mon don. Malheureusement pour eux comme pour moi, non, je ne savais pas ce qu’il se passait quand on mourrait.
Le reste de mes morts ne furent qu’accidents stupides dus à mon total manque d’attention pour ce qui m’entourait. En effet, me sachant à l’abri de la mort, je considérais que je pouvais faire ce que je voulais quand je le voulais et mes parents ne faisaient rien pour me détromper même s’ils essayaient de sauvegarder les apparences pour éviter que leur cadet ne devienne un cas scientifique. Pour cette raison, on ne mit même pas mon frère dans la confidence de mon talent. Et on aménagea une aile médicalisée dans notre demeure principale afin de me permettre de me rétablir plus facilement qu’en puisant dans mes propres ressources. Il est à notifier aussi qu’ils m’interdirent de mourir en Suisse comme les autres parents interdisent à leurs enfants de se droguer. Je crois qu’à leurs yeux, que je décède en Suisse aurait été la pire des choses. N’étant pas un enfant, ni un adolescent, difficile, je fis toutefois de mon mieux pour leur obéir et ne mourut pas une seule fois au cours de ma scolarité, attendant les vacances pour donner libre cours aux tendances suicidaires que mon immortalité faisait inévitablement naître. Vers l’âge de seize ans, je connus les premiers plaisirs de la chair et mon désir de nouvelles expériences me fit m’interroger sur la sensation que cela me procurerait de mourir pendant l’acte. Au pire, je savais que je ne m’en souviendrais pas mais le mieux me demeurait insondable. Je ne passai pas à l’acte immédiatement, cependant, préférant faire secrètement mûrir mon projet dans l’attente de trouver la fille idéale. Celle qui ne serait pas choquée par ma mort. Celle qui pourrait taire ma capacité inhumaine. Je crus la trouver en la personne d’Aurelia Schmidt. Aurelia était une jeune fille helvétique qui fréquentait la même école que moi. Elle avait également le même âge que moi et nous avions globalement le même entourage amical. La mettre dans mon lit me fut ainsi facile et nous devînmes des amants réguliers, assez en tout cas pour que je pense pouvoir me tuer à ses côtés. Sa réaction à ma mort fut à l’opposée de mes attentes. Certes, il est vrai que j’aurais pu éviter de lui demander de me faire avaler le comprimé d’arsenic au moment critique mais je ne vois pas comment j’aurais pu faire autrement. M’interrompre dans le feu de l’action aurait pour ainsi dire éteint le brasier. Quoiqu’il en soit, si moi je finis par me réveiller, ce ne fut pas son cas à elle. Le scandale que sa mort suscita, notamment du fait de l’endroit de son trépas, me fit être renvoyé de l’école même si mon innocence fut incontestablement prouvée. Aurelia avait une malformation cardiaque de naissance. Evidemment, quand on n’informait pas ses amants de ce genre de choses, cela pouvait conduire à des drames… Quoiqu’il puisse en être, c’était là ma huitième mort et je venais d’avoir dix-sept ans.
Sachant que j’en ai là bientôt vingt-trois et que mes morts se comptent au nombre de douze, il va s’en dire que mon histoire est loin d’être terminée. Sûrement au grand damn de mes parents. Mes parents, d’ailleurs, parlons-en. Après mon renvoi, ils m’envoyèrent dans l’école réputée la plus proche de notre domicile et je redevins interne mais seulement en semaine. Le week-end, chaque week-end, je rentrai chez moi et me rapprochai de ma mère qui cherchait à comprendre comment je pouvais être immortel. Et n’y arrivait pas. J’étais contre-nature. Je le suis toujours. Mais maintenant, je ne pense plus que c’est un mauvais présage, contrairement à ce que la mort d’Aurelia m’avait laissé entendre. Je suis simplement fait pour ne pas réfléchir aux conséquences. J’agis et je vois après. Parce qu’il y a toujours un après. Je ne sais pas quand est-ce qu’il n’y en aura plus. Je serais tenté de dire jamais mais ça serait peut-être faire preuve de présomption. Peut-être que je n’ai qu’un quota de vies. Un quota bien précis que j’ai déjà plus que bien entamé. Je n’en sais rien. Pas plus maintenant qu’auparavant.
La mort qui survint après celle d’Aurelia fut une des miennes, encore, et cette fois-ci ce fut au volant d’une voiture que je décédai. Mes parents avaient enfin accéder à mon souhait d’avoir une voiture personnelle et bien leur prit de ne pas m’en acheter une trop onéreuse car je ne tardai pas à tuer avec. D’une façon parfaitement consciente, évidemment. Et ils le savaient. Comme ils étaient le seuls, ou presque, à être au courant de mon talent, nous étions plutôt proches et je leurs disais à peu près tout ce qu’il me passait par la tête. Avec un peu de recul, maintenant, je me dis que ce devait être assez dur pour eux mais ils ne me le firent jamais savoir. Et continuent à déclarer qu’ils sont ravis de la confiance que je leur accorde, même si j’ai restreint le nombre de choses que je partage avec eux.
Mon accident de voiture fut donc ma neuvième mort. Il m’en restait trois à avoir avant d’atteindre le moment où je vous parle. Trois en cinq ans. Ce n’est rien. Je ne sais pas ce qui m’a rendu si raisonnable. Quoique si, je le sais pertinemment, en fait : mon frère, ce cher Nathan, est rentré à la maison. Lui que l’on n’avait pas vu depuis des années, ce fils dont mes parents étaient si fiers et dont ils me contaient le passé avec passion, lorsque j’étais enfant, à un point tel qu’il en devint mon modèle, ce fils-là revint au bercail. Et il était inenvisageable pour mes parents qu’il soit au courant de l’anormalité de son cadet. Parce qu’il aurait pu en être choqué. Qu’il aurait pu tous nous envoyer dans un hôpital psychiatrique. Que ma mort provoquée en tant que preuve aurait pu le rendre dingue. Que le phénomène était encore inexpliqué et devait donc rester caché. Qu’on n’avait pas à l’embêter avec la monstruosité de ma nature. C’est à ce moment-là que je me rendis compte que bien que mes parents avaient deux fils, c’était comme s’ils ne pouvaient en gérer qu’un à la fois et que pour eux l’idée même de faire se rencontrer les deux mondes entourant chaque membre de leur progéniture était inenvisageable. La différence d’âge qui existait entre Nathan et moi m’apparut plus claire. L’envie que j’avais de faire une nouvelle fois sa connaissance aussi. Et mes parents ne purent m’empêcher de mener mon projet à bien. En quelques heures, nous devînmes aussi proches que si nous n’avions jamais été séparés, mon frère aîné me racontant ce qu’il avait vu avec forces détails, tout à fait enchanté d’avoir un auditoire aussi attentif que je l’étais. Il ne me parla toutefois jamais des rencontres sentimentales qu’il avait pu faire à travers ses voyages et si cela ne me choqua pas sur le moment, je finis par comprendre que c’était suite à une consigne de mes parents : Nathan souffrait de quelques déséquilibres au niveau de sa sexualité. Lesquels, je ne le sus jamais précisément, mais il se trouvait ainsi que mes parents avaient engendré deux monstres et qu’ils voulaient éviter que cela se sache, à l’intérieur même de la cellule familiale. Je me félicite ainsi de ne toujours leur avoir rien dit sur ce qui a provoqué la mort d’Aurelia. Ils ne sont pas les seuls à pouvoir faire des cachotteries. Mon frère resta trois ans chez nous. Trois que nous passâmes presque exclusivement ensemble, sortant, visitant, découvrant comme des enfants que nous n’étions plus. Nous avions respectivement vingt et trente ans quand il fut décidé qu’il devait repartir pour construire sa propre vie. C’était une décision sage et, malgré toute l’affection que je lui portais, j’en fus plutôt soulagé : l’absence de mes morts me pesait. Ainsi, pour fêter son départ, je me tuai. Une balle dans la tête. Un tapis foutu. Ma mère qui gémit qu’elle pensait que c’était fini, que j’avais enfin mûri. Mon père qui me dit que je devais arrêter de jouer avec mon don et donc ma vie. Moi qui n’avais pas envie de les écouter. Suite à cela, je ne passai presque plus aucune nuit à la demeure familiale. Je dormais chez les uns et les autres, souvent assommé par de l’alcool ou des substances illicites. Rarement seul. Je mourus d’une overdose et d’un coma éthylique avant mes vingt-deux ans puis décidai de me ranger. J’avais arrêté mes études quelques années auparavant, à dix-huit ans, et mon père me menaçait de me couper les vivres si je persistais dans mes bêtises. Considérant que j’en avais plutôt bien profité, j’acceptai de me ranger et me mis à fréquenter les galas ennuyeux qu’affectionnaient mes parents. C’est ainsi que je fis la rencontre de la famille Wenstone.
Cette famille se composait de cinq membres : les parents, tout d’abord, Aaron et Esperenza Wenstone, respectivement ancien sportif de haut niveau et ancienne égérie, et ensuite leurs trois enfants, des triplés d’un an de moins que moi. Alistair, Alexander et Anastasia. Ils se ressemblaient tous incroyablement mais différemment et dans la fratrie, il était flagrant qu’Alistair, bien que mignon, ne pouvait rivaliser avec la beauté de son frère et sa sœur. Ma mère m’apprit que c’était du à son organisme fragile. Et que j’avais eu beaucoup de chance de pouvoir rencontrer la famille au grand complet du fait qu’Alexander et Anastasia étaient souvent absents, en voyage ou autre. Je voulus immédiatement avoir Anastasia. Elle le comprit, je pense, en même temps que moi et passa le reste de la soirée à me faire penser que je pouvais y arriver. Seulement, j’aurais du prêter davantage attention aux regards goguenards de ses frères, car à la fin de soirée elle disparut avec eux sans même m’avoir salué. C’est ce soir-là que je me tuai pour la dernière fois. C’était il y a un peu moins de onze mois. Depuis, elle n’a pas quitté mes pensées et je ne cesse de soupirer plus ou moins explicitement à son égard sans susciter autre chose que des moqueries. Néanmoins, au fond de moi, j’ai la certitude inébranlable que je finirai par réussir à l’avoir. Peu importe à quel prix. Et ce jour-là, je m’offrirai la plus belle de mes morts.
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๑ Identité : Jedi²
๑ Âge : 32
๑ Fréquence de Connexion : Irrégulière
๑ Arrivée à Londres : Il y a fort longtemps
๑ Double Compte : Au moins.
© Ombe
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